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April 24 MM. Bongo, Déby et Sassou Nguesso (respectivement présidents du Gabon,
du Tchad et du Congo-Brazzaville) ont porté plainte contre
François-Xavier Verschave et son éditeur, Laurent Beccaria, pour «
offense à chef d'État étranger », dont le livre Noir Silence déclarait… Il
existe un pays où, depuis son palais, le chef de l'Etat recrute
librement des mercenaires et pilote des guerres civiles sur un autre
continent. Ce livre donne des noms, des dates, des témoignages. Il
existe un pays qui attise les conflits ethniques et déverse des armes
sur des régions à feu et à sang, pour rester maître du seul vrai
pouvoir : l'argent. Ce livre raconte ses crimes sans tribunal. Il
existe un pays qui, pour défendre ses intérêts, autorise ses services
spéciaux à s'allier, en terre étrangère, avec les réseaux mafieux et
les milices d'extrême droite. Ce livre recoupe les enquêtes en France et à l'étranger pour démonter l'engrenage. Il
existe un pays où un candidat à l'élection présidentielle, deux fois
ministre de l'Intérieur, peut s'appuyer, en toute impunité, sur les
circuits des casinos et des ventes d'armes. Ce livre donne des clés pour comprendre son ascention et son pouvoir. Il existe un pays qui, loin de ses frontières, truque des élections et couvre l'assassinat de ses propres coopérants. Ce livre permet de comprendre la logique de ce monde absurde. Ce pays, c'est la France. Le continent humilié, c'est l'Afrique. Leur liaison incestueuse, c'est la Françafrique. January 16
Détestable,
honteusement scandaleuse votre énième sortie dans laquelle avec irrévérence,
vous enjoignez le président Abdoulaye Wade de quitter le pouvoir d’Etat. Ce
comportement aberrant sous sa forme la plus abjecte, met en évidence le mépris
souverain que vous manifestez à l’égard du peuple sénégalais. Au nom de qui
Tiken Jah Fakoly parle t-il ? Vous me direz au nom du peuple. Je crains fort
bien que ça ne soit pas au nom du peuple sénégalais qui au moyen du suffrage
universel a élu son président à hauteur de 55,86 % des voix en février 2007.
C’est oublier que la liberté d’expression, dans son emploi, lorsqu’elle se
rallie à l’insolence et se met sous le joug de l’inintelligence, répand les
germes destructeurs du désordre et de l’adversité. En lieu et place de son
essence qui est la publication des opinions au service du Bien Commun. Un
souffre-douleur de perdu en la personne de son excellence Monsieur le Président
Laurent Gbagbo, aussitôt un autre de trouvé au palais de Dakar. Surprise !!!!!!
Il n’y en a aucune, connaissant votre modus operandi dont l’essentiel se résume
à attirer les médias vers votre personne à travers des déclarations
hérésiarques qui n’ont ni rime ni raison. Vos illustres prédécesseurs d’hier et
d’aujourd’hui qui s’appellent Bob Marley, Peter Tosh, Jacob Miller, Burning
Spear, Nasio Fontaine Lucky Dube, Alpha Blondy et j’en passe, ont tous dénoncé
l’injustice, la misère sociale et l’oppression des peuples. Certainement, pas
avec vos méthodes qui consistent à injurier et blesser individuellement les
gens dans leur amour-propre. Etaient-ils ou sont-ils tous des lâches ? Sûrement
pas. Le fait est qu’ils n’ignoraient pas, le sens du mot Respect. Et par leur
grande capacité de discernement, ils ont su faire une savante distinction entre
dénoncer et invectiver.
Après le déclenchement de la crise ivoirienne, une presse étrangère voulant
vaille que vaille imposer une nouvelle grille de lecture du conflit, a vu en
vous un ambassadeur idéal. Celui-là même, qui à l’aurore d’une carrière
internationale nécessitait une exposition médiatique. A cela s’ajoutait la
haine viscérale qu’il nourrissait pour le chef du régime en ligne de mire. Tout
le temps qu’a duré la crise, en guise de récompense, vous avez bénéficié d’une
surexposition médiatique vous permettant de distribuer à satiété, diatribes,
invectives, contre-vérités et accusations fallacieuses. Vous avez contribué à
une mise à l’index méticuleuse de la Côte d’Ivoire au grand bonheur de vos
nouveaux amis. Vous avez accepté Monsieur Tiken Jah Fakoly de sacrifier la Côte
d’Ivoire et son honneur sur l’autel de votre gloire personnelle. Et il faut le
dire, la balle a atteint sa cible. Auréolé de votre nouvelle casquette « d’exilé
imaginaire », votre carrière a pris un essor fulgurant en France. La rhétorique
de « on veut me tuer dans mon pays » a créé autour de votre personne un élan
compassionnel instinctif sans précédent qui a contribué à asseoir votre
notoriété dans ce pays. Maintenant que vous êtes rentré en Côte d’Ivoire, ayez
le courage monsieur de dire la vérité aux français à propos de cet exil qui
n’en est pas un. Autrement, l’histoire retiendra de vous un artiste qui a bâti
son capital sympathie dans l’adoption constante d’une attitude victimaire. Le
contexte actuel de réconciliation l’exigeant, on fait fi du passé pour amorcer
un lendemain plus prometteur. Mais comme vous l’avez dit vous-même « nous
allons pardonner mais jamais oublier ».
Quant au volet musical de mon intervention, permettez-moi monsieur Doumbia
Moussa d’y associer quelqu’un que vous ne portez pas dans votre cœur. Monsieur
Koné Seydou dit Alpha Blondy. Vous avez contribué au fil des années à installer
un climat délétère entre Alpha Blondy et vous pour une raison que vous seul
savez. L’accuser à tort, l’en vouloir à mort jusqu’à le haïr parce qu’il n’a
pas usé de sa notoriété pour aider les jeunes reggaemen me semble une pâle
excuse pour justifier le dédain que vous éprouvez pour ce monsieur. Pour
montrer le caractère infondé de cette accusation, un petit rappel s’impose.
Serge Kassy fut le premier reggaeman ivoirien à travailler avec Tyrone Downie.
Pour la production de l’album « Jésus » de Serge Kassy, Alpha Blondy a déboursé
plus de 40 millions de FCFA afin de permettre cette collaboration. Le résultat,
un album époustouflant qui reste l’un des meilleurs dans la carrière de ce
dernier. Dire donc qu’Alpha Blondy n’a jamais aidé quelqu’un relève de la pure
affabulation. Il me tient également à cœur de vous signifier que « Aider »
quelqu’un ne procède d’aucune obligation légale ni d’un quelconque décret
providentiel. C’est un acte qui tire sa légitimité de la seule démarche
volontariste de la personne qui est en position de le faire. Combien d’artistes
Johnny Halliday a-t-il aidé en France ? Le défunt Lucky Dube en a aidé combien
en Afrique du Sud ? L’aide n’est pas une obligation, c’est un acte libre.
Quelle que soit la beauté syntaxique des messages d’apaisement que vous
lancerez à son adresse, Alpha Blondy vous ne l’aimez pas, vous ne l’avez jamais
aimé. Vous le savez, les ivoiriens le savent, Alpha Blondy lui-même le sait. La
logique voudrait que lorsqu’on hait quelqu’un de la sorte, en retour, on ne
doit pas espérer recevoir des fleurs, mais un désamour identique voire même
plus grand. Paradoxalement, en même temps que vous le haïssez, il est devenu
depuis des années l’instrument de mesure de votre notoriété. Dans une approche
philosophique comme l'a dit Jean Paul Sartre, Alpha Blondy est devenu cet « Autrui
» dont l’existence vous permet de prendre conscience de votre « Moi ». Comme
une boussole et une montre, il vous est indispensable pour vous définir dans
l’espace et dans le temps. Face à lui, vous êtes dans une logique permanente de
comparaison qui ne tient pas la route. Ce qui traduit une allégeance déguisée
pour qui sait lire entre les lignes car la lucidité étant l’apanage du genre
humain, l’amène toujours à se comparer aux meilleurs mais jamais aux pires.
Vous avez déclaré « Aujourd'hui il a baissé au niveau de l'Europe. Si Tiken Jah
n'était pas là, notre reggae, avec la trêve que connaît Alpha Blondy, allait
prendre un sérieux coup ». In Déclic du 23.01.2006. Et de poursuivre « Je vaux
mieux que lui en France, les jeunes sont plus tournés vers moi » In Declic
Magazine du 12.12.07. A quelle Europe et à quelle France faites-vous allusion ?
Vous seul le savez. La réalité est tout autre. Celle-là même qui afflige
toujours un démenti sanglant aux fantasmagories. Alpha Blondy est le seul
artiste reggae qui pendant ces cinq dernières années a donné le plus de
concerts dans le monde sans avoir mis un album sur le marché. Bien avant la
sortie de « Jah Victory », ses récentes tournées dans toute l’Europe, aux Etats
Unis, au Canada en Australie, en Nouvelle Zélande, en Argentine, au Brésil, en
Argentine, au Pérou en Uruguay, au Paraguay, au Venezuela dans les Caraïbes et
autres en témoignent. Alpha Blondy n’a plus rien à prouver ni à vous ni à
aucune autre personne. Il a obtenu la reconnaissance du public et de ses pairs.
La reconnaissance suprême est intervenue en août 2006 avec sa participation au
Reggae Sunsplash en plein cœur de Kingstown en Jamaïque. Un africain dans un
festival de reggae en Jamaïque, le berceau du reggae. Les africains n’en ont
pas rêvé, Alpha Blondy l’a fait. Voir que dans des universités américaines
telle que Southwestern University de Georgetown (Texas) on enseigne parfois le
français avec les textes d’Alpha Blondy comme support est une autre preuve de
l’étendue de sa notoriété et de son talent. Je m’en voudrais de ne pas
mentionner sa nomination aux Grammy Awards aux Etats Unis et de ne pas dire mot
sur cette fondation Alpha Blondy Jah Glory Foundation créée par des américains
à Miami malgré le désaccord de l’Artiste. Sans oublier ce café-restaurant du
nom d’Alpha Blondy en plein centre de Rotterdam en Hollande pour ne citer que
ceux-là. Entre Alpha Blondy et vous, il n’y a aucune comparaison possible,
d’aucune nature. C’est une vérité toute simple, mais pas forcément facile à
admettre pour vous.
Pour revenir à la France, je voudrais vous dire que la campagne de
démystification et de dénigrement méthodique que vous y avez menée en direction
d’Alpha Blondy n’a pas porté ses fruits. Au risque de vous décevoir mon
Général, elle ne portera jamais ses fruits. J’en veux pour preuve son dernier
concert au zénith de Paris le 16 Novembre 2007. Malgré la grève des transports,
de chez eux, les français ont marché deux, trois voire quatre heures à pied
pour y assister. Vous n’avez pas le monopole du cœur des français. Aussi,
sachez qu’une hirondelle ne faisant pas le printemps, la France n’est ni le
centre du monde encore moins le monde. En dehors de la France et de ses voisins
francophones qui sont la Suisse et la Belgique, vous savez au fin fond de vous-même
et les vrais adeptes de cette musique savent ce que vous valez sur l’échiquier
reggae mondial. Vous mettre sur le même piédestal que ces deux monstres sacrés
qui sont Alpha Blondy et Lucky Dube comme vous le faites dans vos interviews,
non seulement c’est une impertinence à leur égard, c’est également un
auto-positionnement scandaleux qui relève de la pure mégalomanie. Pire, c’est
un acte d’usurpation de notoriété assez pathétique. Ressasser interview après
interview ces épiphénomènes musicaux, surtout le fameux « je suis rentré 4éme
au Top 50 derrière Vanessa Paradis, Pavarotti et Manu Chao » ou vos concerts à
guichet fermé en France ne fait pas de vous un égal de Lucky Dube ou d’Alpha
Blondy. Les élèves de la Star Academy font des tournées à guichet fermé dans
toute la France. Cela revient-il à dire qu’ils ont le même talent artistique
que Johnny Halliday ? Vous êtes loin d’avoir la carrure et le talent de ces
deux illustres personnages. Cet aveux fait sur RFI (retranscrit In Le Patriote
du 25.09.07) nous en donne un aperçu « J’ai la chance d’être très inspiré quand
je fais des chansons, en Dioula mais je sais que le français n’est pas ma
langue maternelle. Je fais le refrain, deux ou trois couplet, j’appelle Magyd
Cherfi pour lui dire que je lui envoie ça par email afin qu’il regarde…Je pense
qu’à l’avenir, une fois que je me serais rendu compte des techniques de
réécriture, je serai capable de travailler tout seul ». A ce stade, quand on se
fait encore aider dans l’écriture des textes en français, on devrait faire
preuve de modestie et travailler pour combler ses lacunes. Heureusement,
parfois, vous êtes assez lucide sur vos qualités artistiques « Il me serait
difficile d’exister à l’ombre de cet artiste chevronné (Alpha Blondy). J’ai
bénéficié de l’aide de certaines personnes. Je ne chante pas mieux qu’Ismaël
Isaac, Fadal Dey et même de tous ceux qui sont au pays. J’ai eu peut-être une
chance qu’ils n’ont pas eue. Je suis allé dans des pays où les gens ne
connaissaient pas la Côte d’Ivoire par contre ils savaient qui était Alpha
Blondy». In NordSud 24.11.07.
Pour terminer, je dirai que c’est assez triste qu’à peine rentré à Abidjan, une
partie de la presse tout en multipliant les envolées lyriques à votre égard,
s’est donnée pour mission de « casser » du Alpha Blondy. Coïncidence bizarre et
ironiquement grotesque. Si l’heure est à la réconciliation et à la paix, il me
semble important que vous fassiez d’abord la paix avec vous-même.
Monsieur, pour vous, le chemin est long, voire même très long. Ne fait pas 25
ans de carrière internationale qui veut mais qui peut. Vos devanciers Lucky
Dube et Alpha Blondy dont le talent artistique incommensurable ne souffre
d’aucune équivoque, ont des valeurs humaines qu’on appelle humilité et
discrétion. Votre liberté d’expression a une limite. Elle s’arrête là où
commence celle des autres.
L’humilité nous grandit. Pour être grand, il faut avoir été petit. Puisse Dieu
nous donner la force, le courage et les vertus nécessaires pour passer d’une
condition à une autre.
Pour
terminer, je dirai que c’est assez triste qu’à peine rentré à Abidjan, une
partie de la presse tout en multipliant les envolées lyriques à votre égard,
s’est donnée pour mission de « casser » du Alpha Blondy. Coïncidence bizarre et
ironiquement grotesque. Si l’heure est à la réconciliation et à la paix, il me
semble important que vous fassiez d’abord la paix avec vous-même.
Monsieur, pour vous, le chemin est long, voire même très long. Ne fait pas 25
ans de carrière internationale qui veut mais qui peut. Vos devanciers Lucky
Dube et Alpha Blondy dont le talent artistique incommensurable ne souffre
d’aucune équivoque, ont des valeurs humaines qu’on appelle humilité et
discrétion. Votre liberté d’expression a une limite. Elle s’arrête là où
commence celle des autres.
L’humilité nous grandit. Pour être grand, il faut avoir été petit. Puisse Dieu
nous donner la force, le courage et les vertus nécessaires pour passer d’une
condition à une autre.
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Deux ans après les faits, l’affaire Firmin Mahé - du nom de ce présumé coupeur de route ivoirien mort étouffé le 13 mai 2005 entre les mains de soldats français de l’opération Licorne - demeure une « patate chaude » dont le ministère de la Défense aimerait se débarrasser au plus vite. Reste que l’enquête ouverte par le tribunal aux armées de Paris (TAP) a d’ores et déjà débouché sur cinq mises en examen, dont celles du général Poncet et du colonel Burgaud et que leur procès devrait s’ouvrir début 2008.
C’est dans cette perspective que l’état-major français en Côte d’Ivoire a, selon nos informations, secrètement procédé en novembre 2006 à l’exfiltration vers la France d’une certaine Adèle Dito, maire adjointe de Bangolo (la préfecture d’où était originaire Firmin Mahé) et témoin à décharge potentiel en faveur des militaires. Proche de l’adjudant-chef Raugel, l’un des mis en examen, accusé d’avoir lui-même enfilé un sac plastique sur la tête de la victime, Dito a en effet toujours soutenu que Firmin Mahé était un dangereux bandit de grand chemin. Une thèse contestée par la famille du défunt, mais qui présente l’avantage de relativiser la culpabilité des militaires, lesquels auraient en quelque sorte débarrassé la région d’un criminel. Réfugiée dans la région parisienne, Adèle Dito a déjà été auditionnée à deux reprises par la juge d’instruction du TAP, Florence Michon. Autre petite manœuvre (à moins qu’il ne s’agisse d’une bizarrerie scientifique) : la querelle d’experts à propos du cas de Jacques Dahou, frère de Firmin Mahé et principal plaignant dans cette affaire contre les cinq militaires français. Prié de certifier le lien de parenté entre la victime et ce dernier, l’ingénieur Menut du laboratoire de police scientifique de Paris estime, dans un rapport en date du 16 janvier 2007, qu’« aucun ADN exploitable n’a pu être obtenu à partir des prélèvements réalisés sur les fragments d’os de Mahé ». Toute comparaison avec les prélèvements buccaux effectués sur Dahou étant donc impossible, cela pourrait avoir pour conséquence de débouter ce dernier et toute sa famille de leur demande de dommages et intérêts. Réalisée un mois plus tard à la demande de Me Fabien Ndoumou, avocat de la partie civile, par le professeur Doutremepuich, expert auprès des tribunaux, une contre-expertise conclut, à partir des mêmes éléments, à une « probabilité de fratrie de 99,86 % » ! J.A. a obtenu copie de ces deux rapports, sur la base desquels la juge Michon devra trancher. November 27
Le dernier kata qui va tuer.
October 16 Le grand Meiway de retour dans "EMERAUDE"
Qui a dit blanc sait pas danser ?
L'Afrique regret encore Sankara, ils ont tués l'homme mais pas ces idées.
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